ACTUALITÉS
ARTS ET SPECTACLES
ECONOMIE
GLOBALEMENT
JOURNAL DES JOURNAUX
POLITIQUE
SOCIÉTÉ
SPORTS

...

 Dernières Brèves 
...

 Recherche d'acticles: 
RECHERCHE / CALENDRIER

Calendrier

<<   2006    2007    2008    2009    2010   >>
J - F - M - A - M - J - J - A - S - O - N - D

<<  Février 2010 >>

L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28

RECHERCHE / WEB
sur notre site sur le web 

...
 

 Voir Aussi 

Les Autres Unes
Olympe
Présentation L'Inter
Tarifs de la pub
Abonnonnements
plan_site
espace_prive


Visitez aussi
soir info
L'INTER, QUOTIDIEN IVOIRIEN D'INFORMATIONS NATIONALES ET INTERNATIONALES
10 BP 2462 ABIDJAN 10 - Tél.: 21 21 28 00 /01/02/03/04 - Email : linter@linter-ci.com
FAX : Rédaction 21212806 - Pub & Administration 21212805 - Régie publicitaire : 07074136
 

Entretien avec Dothy’Z :

« Je n’aime pas la politique de la télévision ivoirienne... »

* « La guerre en Côte d’Ivoire est une guerre des affamés... » • « Avant, je courais après un mari... »
samedi 24 octobre 2009 par Entretien réalisé par Thibault R. GBEI
 

Pourquoi avoir fait le choix de la musique alors que vous aviez un avenir tout tracé avec les études ? Je suis une artiste. L’artiste ne sait pas toujours ce qu’il fait. Il y a des gens qui font des choix qui peuvent leur être préjudiciable. Dans mon cas, je suis contente là où je suis. Je ne regrette absolument rien. Le métier d’artiste chanteuse que j’ai choisi me permet de parler. Grâce à mes études, je peux me trouver devant un micro pour défendre des causes nobles. A 50 ans, je suis capable de me défendre partout. Je ne regrette rien. Dans l’une de mes chansons, j’ai dit qu’il n’y a pas de sot métier, mais de sotes gens...

Vos parents ont-ils approuvé ce choix ?Non. A cette époque, les gens ne pouvaient jamais apprécier ce choix, surtout que j’ai fait de brillantes études. Je suis partie toute seule en France avec seulement 5000f cfa en poche. En 1985, j’ai fait toute seule le choix de partir en Europe. En plus, en France, j’ai fait le choix de travailler avec Bamba Yang. A cet âge-là, en France, l’avis de mes parents importait peu. J’étais assez intelligente pour mener ma vie comme je l’entendais. Aujourd’hui, ces petites études me servent bien aujourd’hui.

Parallèlement à la musique, avez-vous fait des études ? Oui. J’ai passé un Brevet de Technicien Supérieur (BTS) à 49 ans. J’ai voulu apprendre la gestion d’entreprise. On n’arrête jamais d’apprendre. On s’instruit toujours par la lecture et autres... On ne finit jamais d’apprendre. J’ai toujours essayé d’apprendre pour aller de l’avant. Après la licence en mathématiques, j’ai arrêté. Après les mathématiques, je continue de faire moi-même les calculs. En plus, je ne suis pas la seule dans le cas. Il y a Wedji Ped qui est un grand intellectuel. Pour moi, la base, c’est le baccalauréat, la licence. Aujourd’hui, vous avez des jeunes qui ont des Masters et qui sont à la rue. J’ai beaucoup d’amis parmi eux du côté du Plateau. Vous pouvez trouver des diplômés de Droit, de Sciences économiques parmi ces frères. Très souvent, ces diplômés discutent avec moi. Ils souhaitent échanger avec moi pour parler de leur cas. Ils disent qu’ils ne comprennent rien à ce qui leur arrive.

Qu’est-ce qui vous emmène très souvent en Côte d’Ivoire ? Je prépare actuellement une grande action sociale. Depuis le 19 avril 2009, j’ai eu 50 ans. A la faveur de cet évènement heureux, j’ai décidé de m’occuper des cas sociaux en offrant à manger chaque week-end aux enfants de la rue. Je précise que les repas seront assez consistants. Ce projet se nomme ‘’Manger à sa faim pour un week-end’’. Je viens surtout pour voir comment mon staff travaille. Ce projet s’étend aussi en dehors de la Côte d’Ivoire, car nous avons des partenaires qui viennent de l’étranger. Nous voulons faire également partager nos expériences. Pendant quatre (4) ans j’ai mangé au ‘’resto du cœur’’ en France. J’étais une personne en difficulté. Une personne en difficulté est une personne qui peut souffrir moralement. Le mari peut être divorcé, il peut avoir perdu son travail. Ces personnes ont des privilèges qui sont le RMI qui est devenu le RSA. Pendant l’hiver, nous pouvons nous trouver quelque part pour partager un répas. C’est en cela que nous voulons aider l’Etat à asseoir ce genre de structure chez nous. Moi, j’ai vécu ce genre d’expérience. Nous pensons que la guerre que nous vivons a pris corps dans ce genre de choses. Si vous parcourez la ville, vous verrez des gens dormir à même le sol. A travers ce genre d’activité, nous voulons donner un coup de main à l’Etat. C’est un projet d’envergure. Toute seule, je ne peux pas y arriver. Je m’inspire de Coluche pour aider les personnes en difficulté. Aujourd’hui, Coluche est mort, mais son œuvre continue. Il nous faut travailler avec des personnes qui croient en cette action. C’est pourquoi je vais et je viens. En France, je cherche des partenaires pour que cet acte social soit une réalité. Aujourd’hui, les gens m’écoutent. L’école me sert présentement. Je n’ai pas perdu mon temps en allant à l’école. On m’écoute parce que je suis allée à l’école. Pour recueillir les fonds, nous préparons un gala de bienfaisance qui aura lieu au palais des congrès de l’hôtel Ivoire. Les gens qui viendront feront connaissance avec l’hôtel Ivoire qui est un lieu symbolique de la Nation ivoirienne. Beaucoup d’enfants de la rue sont tombés à cet endroit en 2004. Ils ont pris les balles pour sauver la Nation. Nous préparons difficilement cette action, mais elle aura lieu. Malgré le fait que nous soyons dans un imbroglio politique, les gens nous écoutent tout de même. Que tous ceux qui veulent nous aider à nourrir les 5000 enfants de la rue par semaine le fassent. Aussi, nous essayerons de les aider à s’insérer dans la vie active. Nous voulons les aider à quitter la rue. En dehors de cela, je suis à Abidjan pour faire la promotion de mon album H20. Je tiens à préciser que je n’aime pas la politique des maisons de distribution, de la télévision ivoirienne. A la télévision ivoirienne, il faut tout payer. Il faut ouvrir les médias aux artistes ivoiriens. Dans les années 80, on pouvait te laisser passer à la télévision sans payer de l’argent. On ne déboursait de l’argent que dans le cas d’une promotion. Je demande aux politiques d’ouvrir les médias aux artistes ivoiriens. ‘’Tempo’’, ‘’Panache’’ et autres sont des émissions qui concernent la Nation, elles doivent être ouvertes aux artistes que nous sommes. Les artistes ivoiriens sont de plus en plus malheureux. On n’a plus de droit d’auteur. Il y a des artistes qui n’ont pas les 250 000f cfa que leur demande la télévision pour la promotion. On m’invite pour des débats, mais je parle ici des émissions de variétés pour vendre mon art. A ce niveau, il faut revoir la copie. Il faut que les responsables de la télévision fassent en sorte que nous ne soyons pas des mendiants en permanence. Si la télé est payante, seuls ceux qui ont les moyens passeront à la télévision. C’est cela qui me déplait. Il faut que les artistes qui ont quelque chose à dire passent. C’est mon coup de gueule contre mon partenaire la Radio Télévision Ivoirienne (RTI). Que les choses changent.

Quelle est votre situation matrimoniale ? J’en ai marre des femmes qui attendent les hommes. A un moment donné dans la vie, on ne court pas après le sexe. Avant, je courais après un mari. Plus maintenant. Quand tu es occupé, tu n’as pas le temps. Je suis sans homme. Mais je précise que si je trouve un homme gentil, je ne cracherai pas là-dessus. Mais je ne veux pas être ces mariés qui envoient les messages partout. Aujourd’hui, la nouveauté, ce sont les gens qui se mettent ensemble pour la garde des enfants. Le jour où je trouverai un homme, je vous le dirai. J’ai deux beaux enfants que j’ai élevés toute seule. Je suis fière d’eux.

Qu’est-ce que Dothy veut qu’on retienne ? Je veux que les gens retiennent que je suis une femme battante. J’ai la tête sur les épaules. J’aime partager. Que les Ivoiriens arrêtent d’être des hypocrites. Il faut que nous nous appréciions mutuellement.

Quel est le courant musical de Dothy’Z ? Je fais de la variété. Je chante en patois. Je fais de la world musique. Je suis parolière. Je fais de la musique de la cherche. Il y a des gens qui me comprennent et d’autres non. Je suis cependant à mon 5è album. Et prenez le temps de l’apprécier.



Forum

  • > « Je n’aime pas la politique de la télévision ivoirienne... »
    12 décembre 2009, par gnaore
    je voudrais repondre a un certain fred qui a critique dothy z ce mr vraisemblablement ne connais pas l artiste il est haineux et aigeit ds ses propos envers cette grande dame l une des artistes feminines ivoiriennes qui ne se pavane pas des les soirees n importe commemnt tjrs bien mise organisatrice de grands evenements different de ce qu on voit ici avec nos artistes on a vu des artistes qui ont 40 ans de carriere ds notre pays et n ont jamais rien fait pour la nation voila une dame qui veut norrir 5000enfts gratuitement l initiative est a saluer ns devons l epauler et a l aider au lieu de sortir des veleites je suis sur que ce mr fred etst un mr qui a ete econduit par z car cst une belle femme cst ca la verite bravo dothy on te suis et te laisse pas abattre par ces jaloux qui n ont aucune ide que la medisance courage pour ton projet un fan qui t aime