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Election au BURIDA

Forces et faiblesses des candidats

mercredi 27 mai 2009 par Thibault R. GBEI
 

Ils sont actuellement quatre candidats déclarés. Ce sont Konan Aya Antoinette dite Antoinette Konan. Elle conduit la liste ‘’Equipe pour la renaissance du BURIDA’’ ; Gadji Céli Saint Joseph. Après avoir fait des merveilles sur les terrains de football, il veut briguer le poste de président du conseil d’administration du BURIDA. Avec lui, on peut également parler de Tantie Oussou. Elle était anciennement présidente du conseil d’administration de cette structure de gestion du droit d’auteur ivoirien. Valen Guédé, le vieux lion du Bureau Ivoirien du Droit d’Auteur est également dans le starting block. Il veut venir continuer son œuvre inachevée, dit-t-il. Avec eux, d’autres noms circulent dans le monde des artistes comme potentiels candidats. Pour que chacun se fasse une idée de celui ou celle qui dirigera le BURIDA, nous présentons ici les forces et faiblesses des candidats au juteux poste de président du conseil d’administration du Bureau ivoirien du droit d’auteur. Gadji Céli Saint Joseph. Forces : Il a avec lui la quasi-totalité des jeunes artistes de Côte d’Ivoire. Sa force réside dans son portefeuille qu’il délie à tout vent pour venir en aide aux artistes de petit calibre ou aux anciens qui n’ont plus pignon sur rue. Lorgnant le douillet fauteuil de président du conseil d’administration du BURIDA, il ne lésine pas sur les moyens. Ancien capitaine des Eléphants de Côte d’Ivoire qui ont remporté la coupe d’Afrique des Nations de football en 1992, il a une aura qui porte. De plus, à la tête de l’Union Nationale des Artistes de Côte d’Ivoire (UNARTCI), il se joint à tout moment aux artistes en détresse. Tout politicien en mal de popularité aimerait avoir Gadji comme allié, car le bétail, il en possède. Au dire de certaines personnes, c’est ce qui aurait fait reculer l’actuel ministre de la Culture dans le duel avec M. Armand Gérard Obou. Faiblesses : Le défaut monumental qu’on connaît au président Gadji Céli est sans contexte son inorganisation légendaire. Ceux qui n’ont pas la langue de bois disent même qu’il est brouillon. Il n’a pas de méthode. En sus, il n’a pas un bagage intellectuel conséquent, même s’il a la main sur le cœur. Gadji Céli Saint Joseph traînerait également la casserole de la gestion pas très catholique des sillons de la paix’’. C’est cette affaire qui aurait créé le clash avec Valen Guédé.

Valen Guédé Forces : Sa force réside dans la maîtrise parfaite du droit d’auteur. Il était pointilleux sur les questions de collecte de droit d’auteur. De tous les potentiels candidats au poste de président du conseil d’administration, il est celui qui a un bagage intellectuel conséquent. Quand il dirigeait le BURIDA, il avait pu renflouer les caisses de cette institution. C’est lui qui avait fait connaître davantage cette maison. La révolution observée au BURIDA est partie de lui. Il savait où trouver de l’argent. Faiblesses : Sa première faiblesse, il a déjà connu la maison. Lorsqu’il gérait la maison, il le faisait comme s’il s’agissait de sa propre demeure, disent ses détracteurs. Comme Gadji Céli, il est aussi un peu brouillon sur les bords. Valen Guédé pouvait louer des taxis et se faire voir à travers toute la ville avec des ‘’Suiveurs’’. Aux affaires, il lui arrivait de parader avec des militaires dans son cortège. Tout comme son principal adversaire Gadji, il aide ses proches. Mais depuis sa descente aux enfers, il n’a plus le même potentiel financier. L’autre défaut du frère de Guédé Pépé dit James Cenach, c’est son franc-parler qui frise la désinvolture et l’impolitesse. Konan Aya Antoinette dite Antoinette Konan Forces : La principale force d’Antoinette Konan, c’est sa méthode. Dans toute sa démarche pour atteindre le sommet du BURIDA, elle met la méthode. Elle use de sa qualité de chef d’entreprise pour faire valoir son plan d’action. Ladji Ohnoney Sofie Reine Pelagie a fait les frais de la méthode Antoinette Konan. En ce moment Reine Pélagie dirige la campagne de la reine de l’ahoko. Si tous les autres candidats n’ont pas de thèmes de campagne, elle en a. ‘’ Une équipe pour la renaissance du BURIDA’’. Elle est aussi une femme de caractère, nous a-t-on dit. Faiblesses Sa grande faiblesse est le fait qu’elle ne délie pas la bourse. Disons simplement qu ‘elle n’aide personne. Dans le français ivoirien, on dirait qu’elle ne ‘’lâche’’ pas son argent. Or, dans le monde tumultueux des artistes, il est toujours important d’aider les artistes qui sont dans la bohème. Ce n’est pourtant pas le fort de la reine de l’ahoko. Les artistes n’aiment pas ce genre de personnage qui s’accroche à son argent sans en donner aux autres. Tantie Oussou Forces Comme le président Gadji, elle est très écoutée par la jeune génération, parce qu’elle vit le quotidien des jeunes artistes. Elle ouvre facilement son portefeuille pour venir en aide aux artistes. Tantie Oussou, c’est la ‘’mamie’’ de tous. Vous ne verrez jamais Tantie Oussou s’en prendre aux jeunes, même lorsque ceux-ci commettent des gaffes. Elle aussi a une surface financière conséquente pour aller en campagne. Faiblesses Première faiblesse, Tantie Oussou a pris de l’âge. Sinon, elle était la plus apte à faire ombrage à la légitimité dont jouit Gadji Céli auprès des jeunes. De plus, intellectuellement, elle a des limites. A un moment donné dans la vie, la verve seule ne suffit plus. Il faut quelque chose d’autre. L’autre fait défavorisant, c’est qu’elle est déjà passée par la rue Saïgon. Elle a arpenté les allées du BURIDA en tant que PCA. C’est du déjà vu, diront certains. A côté des candidats cités plus haut, on parle en coulisses du colonel Paul Dodo. Aura-t-il le temps, avec son grade, de venir braver la furia des jeunes ? On se pose la question. Avec lui, Aimond Williams, le président de la Fondation des Artistes de Côte d’Ivoire (FONDACI), semble être encouragé par un certain nombre d’artistes. Etant donné que l’élection des collèges électoraux a débuté hier au palais de la Culture, d’autres candidatures pourraient naître. La chasse au BURIDA est donc ouverte.



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