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GROGNE DES ELEMENTS DU CCI DANS LES ZONES CNO

Les commissariats et brigades de gendarmerie mixtes fermés

•Le ministre de la Défense en pompier à Bouaké aujourd’hui
jeudi 11 mars 2010 par N’GORAN FRANCIS
 
Mais les vieux démons ont ressurgi hier mercredi 10 mars 2010, en début de matinée, dans tous les commandements mixtes de brigade et de commissariat dans les localités sous contrôle de l’ex-rébellion. Et pour cause le non-paiement des primes allouées aux éléments des forces armées des Forces nouvelles ainsi que l’absence d’un statut précis les définissant. A Bouaké, l’arrêt de travail a commencé dès 8h suite aux injonctions des éléments Fafn du CCI en poste au commissariat mixte du quartier Sokoura, à leurs frères d’armes de l’armée régulière de fermer les bureaux pour, disent-ils, revendiquer le paiement de trois mois d’arriérés de leurs primes. Sans se faire prier, solidarité oblige, les locaux ont été fermés sans aucun incident. Comme une trainée de poudre, la nouvelle a fait le tour de la ville. Nous avons alors rencontré quelques policiers Fafn du CCI en poste au commissariat de Sokoura, qui abrite les locaux du CCI. Parmi eux, un élément arborant le grade de lieutenant a bien voulu nous faire partager leurs griefs. « Nous avons été formés par l’ONU-CI sous l’ère Banny et les accords de Pretoria prévoyaient notre intégration dans l’armée nationale. Nous sommes au nombre de 200 et depuis lors, notre décret d’intégration n’a pas été signé. Malgré cela, nous avons accepté d’intégrer le CCI avec la conviction que nous aurons un statut régulier. Et aussi pour ne pas déshonorer nos chefs. Mais depuis cinq ans, nous sommes dans le flou », a-t-il indiqué, désabusé. Mais la goutte d’eau qui a fait déborder le vase est le non-paiement des primes de fonction depuis trois mois. Ce qui, selon notre interlocuteur, est humiliant. « Depuis trois mois, nos primes mensuelles de 50.000 ne sont plus payées dans tous les commissariats et brigades mixtes de gendarmerie des zones CNO. Les autres pensent que nous avons le statut de fonctionnaire alors qu’il n’en est rien. Nous n’arrivons pas à nourrir nos familles et avec ce statut, les propriétaires de maison sont sans pitié pour nous »,a t-il déploré non sans faire cas des conditions pénibles de travail. « Dans tout ce commissariat, il n’y a qu’un seul ordinateur. Le pire, c’est qu’avec le délestage, sans groupe électrogène, il est impossible de travailler normalement », a-t-il ajouté avant de menacer : « Aucun commandement mixte de Brigade et de commissariat ne sera rouvert dans nos localités tant qu’il n’y a pas paiement intégral de nos arriérés de primes, et de promesse ferme de la signature du décret définissant notre statut. Car il y a trop de risques que nous courons ». Malgré les interventions des responsables du CCI local, les manifestants sont restés intraitables et le ministre de la Défense, Amani N’Guessan Michel, est annoncé à Bouaké ce jeudi pour offrir sa médiation. N’Goran Francis à Bouaké


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